Auguste Rodin (1840-1917) - Lot 70
Estimation : 30000 - 40000 EUR
Résultat : -1 EUR
Auguste Rodin (1840-1917) Balzac, dernière étude pour la tête Modèle créé en 1897 ; notre épreuve probablement fondue par Griffoul entre octobre 1898 et janvier 1899 Bronze à patine brune Signé " A. Rodin " dans la chevelure à gauche H. 17,5 cm, sur un socle rapporté en plexiglass H. 10 cm Provenance : Collection particulière, France Dans un article du Figaro daté du 6 décembre 1880, Émile Zola s’insurge contre une souscription lancée pour l’édification d’une statue en l’honneur d’Alexandre Dumas père alors que rien jusqu’alors n’a été entrepris pour glorifier la mémoire d’Honoré de Balzac. « Je donnerai cent francs pour la statue de Dumas père quand j’aurais donné mille francs pour la statue de Balzac » nous dit Zola. L’idée fait son chemin et Zola, élu en 1891 président de la très influente Société des gens de lettres, parvient à ses fins et fait entériner le projet. Dans un premier temps le sculpteur Henri Chapu (1833-1891) est désigné et présente au comité une maquette du futur monument. L’esquisse montrant le grand écrivain assis, une allégorie féminine de la Vérité lui tendant un miroir dans lequel il regarde symboliquement passer la Vie, fait consensus. Mais Chapu meurt cette même année 1891 sans pouvoir aller au bout de son projet. Zola, qui n’a jamais apprécié l’idée trop convenue et académique de Chapu, use de toute son influence pour que Rodin se voit confier l’illustre monument. Si on ne connait pas précisément le contexte de la rencontre entre Rodin et l’écrivain, on peut supposer que Zola l’a connu, ou tout du moins a suivi sa carrière, durant les débuts difficiles du grand sculpteur. Dans l’Oeuvre, roman publié en 1886, quatorzième volume de la série des Rougon-Macquart, Zola dépeint un sculpteur désargenté sous les traits du personnage Mahoudeau qui pourrait lui avoir été inspiré par Rodin. Quoiqu’il en soit une solide et fidèle amitié semble lier les deux génies et elle transparait au fil de la nombreuse correspondance qu’ils entretiennent tout a